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Message du SDIS 74

LES DÉTECTEURS AUTONOMES AVERTISSEURS DE FUMÉE (DAAF) PEUVENT SAUVER DE NOMBREUSES VIES

Les incendies domestiques : un fléau aux lourdes conséquences…

Chaque année, le même scénario se répète, faisant plus de 10 000 victimes.
Parmi elles, 800 décèdent dont un tiers sont des enfants de moins de 14 ans.
80% des décès sont dus à l’intoxication par les fumées et non les flammes.
Les fumées toxiques et les gaz chauds qui se dégagent peuvent tuer en quelques minutes.

70% de ces décès surviennent la nuit.
En effet, très souvent surprises dans leur sommeil, par la fumée toxique et par la propagation de l’incendie, les victimes n’ont pas le temps de fuir.
En Haute-Savoie, les sapeurs-pompiers sont intervenus sur 2 325 feux de bâtiments en 2008.

Le Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée (DAAF)
Son rôle est de détecter un feu dès sa naissance et d’alerter aussitôt.
Il est destiné aux parties privatives de l’habitation et ne peut pas répondre aux impératifs de détection de « parties communes » en habitat collectif.
Vous trouverez très facilement des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée dans les grands magasins de bricolage ou encore sur internet.

Vous devez simplement vous assurer que l’appareil porte la mention "EN
14604".

Au Québec, une politique incitative en matière d’installation de détecteurs de fumées (75% des foyers en sont désormais
équipés), a ainsi permis de diviser par 3 le nombre de victimes en 10 ans.
La sonnerie d’un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) peut sauver de nombreuses vies.

Où le placer ?
S’il n’y en a qu’un, le placer en haut de l’escalier ou dans le couloir menant aux chambres. Ensuite, il faut analyser les risques : dans une chambre fumeur, dans un grenier s’il y a une ventilation à moteur électrique, dans la salle de séjour s’il y a par exemple une cheminée,
dans le sous sol, si il y un tableau électrique, une chaudière…
Il ne faut pas installer le DAAF à proximité ou dans une salle de bains, la
vapeur d’eau déclencherait le détecteur, ni dans la cuisine, les fumées de cuisson déclencheraient le DAAF.

Dans ce dernier cas, vous pouvez placer un détecteur de
chaleur.


LES DAAF BIENTÔT OBLIGATOIRES...

Le décret d’application de la loi n’est pour l’instant pas passé et donc pas d’obligation d’installer un détecteur de fumée chez soi.

Cependant, nous pouvons penser que ce dernier va arriver rapidement, l’installation du détecteur de fumée sera à la charge du propriétaire mais son entretien à la charge du locataire. Il devrait être rendu obligatoire avant 2014. Il coûte entre 15 et 25 € pièce. Aujourd’hui, n’importe qui peut installer un ange gardien au-dessus de sa tête : il suffit de visser le détecteur de fumée au plafond.

Alors qu’une personne a à peine trois minutes à partir de la naissance des flammes pour fuir ou pour maîtriser le feu, le détecteur déclenche un signal sonore au contact de la fumée pour prévenir les occupants du départ du feu ou réveiller les victimes du feu d’habitation.

Les sapeurs-pompiers de France dans le cadre de leur mission de prévention s’associent aux nombreuses démarches d’incitation de la population à s’équiper de DAAF et à connaître les consignes d’urgence. En France, on estime qu’1 % seulement des foyers sont équipés de détecteurs. A titre de comparaison de nombreux pays étrangers (notamment anglo-saxons) ont atteint des taux proches de 98 % diminuant ainsi de près de moitié le nombre de décès.


Comment éviter les risques d’incendie : vigilance et gestes simples pour tous

  • Une installation électrique saine, sans surcharge des circuits sur une même prise permet de limiter les risques d’incendie. Il est important de faire entretenir régulièrement les installations de gaz et d’électricité. Tous les appareils électriques sont potentiellement dangereux. Ils sont responsables d’un incendie sur quatre : prise multiple utilisée en surpuissance, fil de lampe abîmé, lampadaire halogène sans grille, abat-jour en papier…
  • Vérifier l’état du tuyau de gaz tous les ans.
  • Veiller à ce que les installations de chauffage soient régulièrement entretenues : la cheminée et les conduits doivent être ramonés une fois par an (obligatoire pour les assurances habitation) surtout si on chauffe au fioul ou au bois. Le ramonage mécanique des cheminées effectué par des professionnels qualifiés reste le meilleur procédé.
  • Pas de stockage inutile de combustibles (cartons, papiers) et de produits inflammables (alcool, essence…) surtout à proximité des sources de chaleur. Laisser les produits inflammables loin des radiateurs, ampoules, bougies, plaques chauffantes…
  • Dans la chambre, éteindre complètement les cigarettes et ne pas fumer au lit
  • Dans la cuisine, attention à l’huile sur le feu, au grille-pain… ainsi qu’à tout appareil électrique. Ne pas laisser branchés les appareils électroménagers inutilisés.
  • Ne pas utiliser d’alcool ou d’essence pour allumer la cheminée ou le barbecue. Protéger les foyers ouverts d’une grille pare-feu.
  • Avoir un extincteur chez soi.

Ne pas confondre l’intoxication au CO2 avec le CO !

Attention le monoxyde de carbone (CO) ne doit pas être confondu avec le dioxyde de carbone (CO2). En effet, s’il s’agit bien de deux oxydes de carbone, mais ces deux gaz ont des sources et des effets différents.

En recrudescence dès les premiers grands froids ou à l’approche de l’hiver, l’intoxication au monoxyde de carbone survient souvent à cause de la sous-estimation, voire de la méconnaissance du risque.

Inodore, incolore, indétectable par l’homme, le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité par toxique en France. Les symptômes d’une intoxication au CO sont : maux de tète, nausées, fatigue, vertiges, perte de connaissance...

Les intoxications sont souvent liées au comportement (défaut d’entretien des appareils, chauffages d’appoint) et aux phénomènes météorologiques (froid intense, brouillard, période de redoux).

Le CO est le résultat d’une mauvaise combustion, quelle que soit la source d’énergie utilisée (butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane...). Sa densité est voisine de celle de l’air. Il se diffuse donc très vite dans l’environnement. Une exposition même brève (moins de 5 minutes) aux fumées, qui contiennent le très nocif monoxyde de carbone (CO), peut donner lieu à un handicap à vie : asthme chronique, insuffisance rénale, hépatique, cardiaque, respiratoire.

Les sources probables d’intoxication au monoxyde de carbone dans l’habitat sont nombreuses : chaudières, chauffe-eau, groupes électrogènes, inserts de cheminée, chauffages mobiles d’appoint, moteurs d’automobiles, appareils détournés de leur usage normal en vue de servir de chauffage : réchauds de camping, panneaux radiants, fours,…

Chaque année, le monoxyde de carbone est responsable d’environ 6 000 intoxications et de 300 décès, dont 150 d’origine domestique(*), et de plusieurs milliers d’hospitalisations. Vous pouvez également vous procurer un détecteur de CO (différent du DAAF), il faudra toutefois vérifier sa conformité avec la norme EN 50291.


Comment éviter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone :

  • Faire très régulièrement vérifier les installations par un professionnel.
  • Entretenir les appareils.
  • Aérer et ventiler le logement même en hiver.
  • Ne pas obstruer les grilles de ventilation des fenêtres. Si une pièce est insuffisamment aéré (pièces calfeutrées, sorties d’air bouchées), la combustion au sein des appareils sera incomplète et émettra du CO. Il ne faut pas obstruer les grilles de ventilations des fenêtres.
  • Utiliser les appareils conformément à leur destination et à leur mode d’emploi.
  • Enfin, s’informer auprès des professionnels qualifiés, lire attentivement les notices d’utilisation et d’entretien des appareils.


SDIS Haute Savoie

  • Adresse postale Service Départemental d’Incendie et de Secours BP 1010 - 74966 MEYTHET CEDEX
  • Adresse bureaux 6, rue du Nant - 74960 MEYTHET
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  • Télécopie 04 50 22 76 09
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